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Photographie , l’art placement

Le 6 avril 2011, la vente dédiée à la photographie de Sotheby’s était une réussite particulièrement belle avec 4,5 m$ de chiffre d’affaires (hors frais) et 82 % d’œuvres vendues. Sa concurrente Christie’s talonnait ce score le 8 avril avec 4,2 m$, tandis que Phillips de Pury & Company clôturait le bal avec une vente fleuve de 259 lots, pour lesquels 90 % trouvaient preneurs le 9 avril, dégageant 4,6 m$. Les trois maisons de ventes leaders enregistraient donc un produit de ventes global de 13,3 m$ pour leurs cessions new-yorkaises d’avril 2011. Un an plus tard, ce chiffre est révisé à la baisse de 1 m$, à cause d’un net recul de Sotheby’s dont le taux d’invendus est passé de 18 % à 31 %. Les autres challengers se sont bien maintenus : avec 4,2 m$ de résultat pour Phillips de Pury & Company le 4 avril 2012 (à peine 19 % d’invendus) et pas moins de 5,38 m$ pour Christie’s le 5 avril (19 % d’invendus) .

Le résultat de Sotheby’s n’aurait pas été si médiocre sans l’échec de vente de son lot phare : une boîte contenant 10 photographies de Diane ARBUS, chacune numérotée à 50 exemplaires. Ces clichés, tirés par Neil SELKIRK au début des années 70 (Diane Arbus décédait en 1971) étaient attendus entre 400 000 et 600 000 $. Pourtant, les clichés les plus célèbres de cette édition peuvent atteindre 80 000 $ en salles, en témoigne les Identical twins vendues en avril 2010 (Phillips de Pury & Company). Le même sujet, tiré du vivant de l’artiste et signé de sa main, cote quant à lui entre 200 000 et 400 000 $ en moyenne ! Si les classiques incontournables comme Ansel Easton ADAMS, William Henry Fox TALBOT, Robert FRANK, Irving PENN ou Robert MAPPLETHORPE se sont vendus sans trop de peine, des signatures plus contemporaines n’ont pas rattrapé leur cote de 2007. C’est le cas par exemple d’ Andres SERRANO dont la Black Mary (100,3 x 68,6 cm, ed. 10) n’atteignait pas son estimation basse de 30 000 $, quand elle se vendait 34 000 $ en 2001 et 36 000 $ en 2007.

Christie’s s’en sortait mieux, notamment grâce à Irving PENN, dont 25 clichés étaient offerts. La fameuse Black and white Vogue Cover atteignait 360 000 $, le second plus beau coup de marteau enregistré pour ce cliché très graphique de 1950 (record de 400 000 $ frappé en avril 2008 chez Christie’s). L’ancienne couverture de Vogue s’est imposée comme le meilleur résultat de ces trois jours de ventes dédiées à la photographie. Le 12 mars 2012, Christie’s dispersait pas moins de 36 clichés de William EGGLESTON à New York dont 16 trouvaient preneurs entre 100 000 et 480 000 $… Ce pionnier de la couleur dans la photographie d’art a vu sa cote exploser entre 2004 et 2008 (+23 %). Il fallait acheter en 2009-2010, époque où le marché contracté offrait de belles opportunités. Car à l’heure actuelle, les petits formats atteignent des seuils jamais vus jusqu’alors, à l’instar d’un petit cliché condensant l’Amérique des années 70 (Untitled (1973), 21,1 x 47,7 cm) frappé 200 000 $ ce 5 avril contre une fourchette initiale de 70 000 - 90 000 $. Christie’s soumettait 15 photos du même artiste ce 5 avril, dont la plupart était accessible entre 5 000 et 15 000 $. Autres résultats notables : Christian SCHAD, chantre de la Nouvelle Objectivité bien connu pour ses peintures, signait chez Christie’s son record en photographie pour la Schadographie Nr. 17, cédée 180 000 $. Les amoureux de photographies mythiques se sont par ailleurs âprement disputés le fameux Self Portrait with Wife and Models d’Helmut NEWTON (vendu 75 000 $ quand des clichés moins célèbres s’échangeaient entre 9 500 et 12 000 $), le Trolley - New Orleans de Robert FRANK (adjugé 360 000 $ contre une estimation haute de 150 000 $), ou encore un lot comprenant 29 photogravures d’Edward STEICHEN pour 100 000 $. Parallèlement, les signatures contemporaines ont maintenu leur cote face aux grands classiques et des œuvres signées Massimo VITALI, Adam FUSS, Vik MUNIZ, Candida HÖFER ou Hiroshi SUGIMOTO trouvaient preneurs entre 45 000 et 55 000 $.

La cote des photos des années 60 à 80 grimpe elle aussi en flèche, si bien que Phillips de Pury & Company enregistrait un record impressionnant pour Candy Cigarette (1989, ed. 25) de Sally MANN, vendue 220 000 $ contre une estimation haute de 60 000 $ ; un nouveau sommet pour Francesca WOODMAN (Untitled, Rome, 1977, cédée 140 000 $ contre une estimation de 15 000 à 20 000 $)… et surtout une adjudication de 520 000 $ pour l’Untitled Film Still # 49 (1979) de Cindy SHERMAN estimé 120 000 $ de moins ! Comme à l’accoutumé, ces grandes ventes offraient aussi leur lot d’œuvres abordables comme des tirages chromogéniques de la fameuse Cindy Sherman ou des tirages albuminés d’ Eugène ATGET à partir de 2 000 $.

Les prochaines grandes ventes de photographies ont lieu à Londres en mai : Christie’s propose une centaine de lots estimés entre 30 000 et 120 000 £ le 16 mai dont un Diptych d’ Andreas GURSKY (Art Market Confidence Index, est. 80 000-120 000 £), le Guggenheim Museum, New York vu par Hiroshi SUGIMOTO (est. 70 000-90 000 £) ou une large épreuve Self-Portrait with Wife and Models ‘Vogue’ Studios, Paris 1980 (est. 70 000-90 000 £) d’ Helmut NEWTON.
Une semaine avant cette nouvelle cession de ventes, le monde de la photographie contemporaine attend avec impatience la Post-War and Contemporary Art Evening Sale de Christie’s (New York) qui inclut à cette vente du 8 mai un Untitled # 96 de Cindy SHERMAN, issu de la série Centerfold (1981). Rappelons qu’un autre exemplaire décrochait pas moins de 3,4 m$ en mai 2011, devenant pour quelques temps la photographie contemporaine la plus chère du monde. L’exemplaire soumis aux enchères le 8 mai sera un bon test pour le marché très haut de gamme de la photographie.

Source © Artprice.com

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William Klein à la MEP LILLE

William Klein à la MEP LilleWilliam Klein à l’expo Rome + Klein 1956-1960Jean Luc Monteresso photographie William Klein
Un grand monsieur de la photographie est exposé à la maison de la photo de Lille dans le cadre d’une collaboration avec la MEP de Paris. C’est une des séries mythiques de William Klein qu’il a réalisée quand il était assistant de Federico Fellini à Rome, une mise en bouche avant l’exposition de la Tate gallery cet automne avec Daido Moriyama.

Des interviews sur youtube pour mieux connaître l’oeuvre et la personnalité de William Klein.
TOKYO WILLIAM KLEIN
Must Have Book

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Derniers jours pour découvrir l’exposition de Mika Ninagawa “Sakura”

copyright Mika Ninagawa courtesy of Tomio Koyama Gallery

copyright Mika Ninagawa courtesy of Tomio Koyama Gallery

Mika Ninagawa a pris 2500 photographies de cerisier l’an passé en mars, et en choisit 86 pour son livre parmi lesquelles 21 sont exposées jusqu’au 15 Avril à la Roppongi Hills A/D gallery.

Roppongi Hills Mori Tower 3F, 6-10-1 Roppongi, Minato-ku, Tokyo 106-6155

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Ai Weiwei au Jeu de Paume de Paris

Exposition photographique ” Entrelacs” jusqu’au 29 Avril 2012 !

Ai Wei Wei à la Tate Modern

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Biennale internationale du livre d’artistes 2012

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C’est la neuvième édition de cette biennale à Arras , organisée à l’hôtel de Guines par l’association le quai de la batterie, avec un catalogue cette année. Rare manifestation consacrée aux livres d’artistes, elle fêtera son dixième anniversaire avec un événement dans toute la ville d’Arras en 2014 et dans d’autres villes européennes et américaines.

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Hansar Hotel , l’un des meilleurs choix sur Bangkok

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Hansar , un des meilleurs hôtels contemporains sur Bangkok, est un hôtel à dimension humaine , loin des mastodontes de l’hôtellerie de luxe, il est bien situé au centre de Bangkok et à deux pas d’une station de BTS . La piscine est assez petite mais très agréable, le point de vue n’est pas à couper le souffle, la piscine du S31 Sukhumvit est bien plus spectaculaire. Il fut longtemps le premier choix sur trip advisor ( hotel business ) avec l’hotel Bangkok loft inn ( catégorie budget hotel ).

Le lobby est décoré avec des oeuvres de l’artiste thai, le photographe  Tanapol Kaewpring , qui est exposé en dehors de Bangkok tout comme Manit Sriwanichpoom , rencontré dans sa galerie à Sathorn, et Maitree Siriborn exposé au festival photoquai mais il y a beaucoup plus de matière dans le domaine de la peinture, sculpture et vidéo contemporaines.

L’hôtel Hansar se trouve dans une impasse avec peu de gens de passage ou de voitures, on est à deux pas de la 100 Tonson gallery , la galerie d’art contemporain la plus importante de Bangkok .

Plus d’infos sur trip advisor .

Hansar est une résidence  qui compte parmi les 15 bâtiments les plus hauts de Bangkok ( 190 mètres ).  La résidence , oeuvre du cabinet d’architecte de Singapour, WOHA, qui a dessiné l’immeuble “The Met” dans le quartier des affaires Sathorn, est sous leasehold de 30 ans.

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Éloge du présent, un Japon sans détour, Patrick Rimond

copyright patrick rimond
Rétrospective de la période japonaise du photographe Patrick Rimond, né en 1968 à Valenciennes. L’exposition présente quatre séries d’images, mélangeant portraits, portraits de rue et paysages urbains. Ces cinquante photographies ont été réalisées à Osaka où l’artiste a vécu de 1997 à 2005.
À l’opposé des images stéréotypées du Japon, Patrick Rimond produit une photographie qui n’est ni documentaire, ni anecdotique. Sa photographie est efficace, c’est toujours une rencontre franche et en prise directe avec le réel et qui est dans le même temps apaisée. Un portrait les yeux dans les yeux, un paysage devant lequel on ne s’échappe pas.
C’est une œuvre de présence et qui se situe volontairement hors du temps qui passe. La photographie de Patrick Rimond se caractérise aussi par des compositions impeccables et un remarquable travail de la couleur.

Regard sur Soi (1997-1999) est un ensemble de tableaux urbains aux couleurs intenses. Si ces photographies représentaient des jardins zen, les lampes, les palissades, les plantes et les sacs en plastiques en seraient les pierres.

be-ing(sens-* (1998-2002) est une série de portraits au naturel de jeunes japonais réalisés dans une grande proximité physique et présentant des regards francs et nets. * écrit sans majuscule

Empire Urbain (2002-2004) célèbre l’élévation urbaine par la composition de larges ensembles géométriques faits de métal et de béton. Escaliers, autoroutes suspendues et immeubles aux couleurs grises, vertes et bleutées construisent dans cette série.

Urban beings (2004) est une série de rencontres éphémères réalisée dans un quartier branché d’Osaka où les sujets ont en commun d’être assis dans la rue et de nous regarder dans les yeux. On y lit la curiosité, la séduction mais aussi de la gêne ou du défi, on y observe des sourires et parfois un simple don de soi…

VERNISSAGE
jeudi 17 novembre de 18h30 à minuit

EXPOSITION
du 18 au 27 novembre de 14h à 19h

Espace Aliés Guinard
22 boulevard de Vanves, 92320 Chatillon
Tel. 06 63 81 50 34 / contact@espace-aliesguinard.com

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Rinko Kawauchi chez Ilan Engel à Paris jusqu’au 23 Décembre !

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Nouvelle exposition de Rinko Kawauchi avec des photographies extraites de son dernier livre “Illuminance”, dans le même lieu qu’il y a 3 ans pour son exposition “Utatane” , au 1er étage.

Ilan Engel Gallery
77 rue des archives
75003 PARIS

en partenariat avec la galerie Priska Pasquer, Cologne.

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Derniers jours pour le festival photoquai à Paris

photo de Chao-liang shen au bord du quai

3ième biennale au bord de la seine, avec un choix éclectique de photographes et toujours de belles découvertes, un vrai coup de coeur pour les photographes Minstrel Kuik, Chao-Liang Shen et Lek Kiatsirikajorn cette année , les installations sont visibles jusqu’au 11 Novembre !

photoquai

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Carte Blanche à Aziart à la galerie Impressions du 2 novembre au 3 décembre

re-birth copyright iku kageyamacopyright kaixuan feng

Galerie Librairie Impressions - 98 rue quincampoix - 75003 PARIS - métro rambuteau
ouvert le mercredi de 18 à 21 heures et le samedi de 14 à 20 heures.
vernissage le jeudi 3 Novembre à 19 heures.

1) « Carnet d’adresses », Kaixuan Feng:

Chaque année, le 26 Octobre, l’artiste chinoise Kaixuan Feng renouvelle son titre de séjour.
En 2010, une fois son diplôme obtenu, le renouvellement de ses papiers se fait plus difficile. Grâce aux actions d’un comité de soutien, elle continue de vivre et travailler en France sous réserve d’exercer une profession libérale générant un chiffre d’affaire de 16 125 € par an.
Cette situation a inspiré ce projet. Lorsque l’on vit dans un pays étranger, on y est installé de façon temporaire. Ces circonstances génèrent une impression d’inconstance voire d’errance. ” Les objets que j’utilise chaque jour ne m’appartiennent pas réellement. C’est comme si tout ce qui m’entoure était emprunté. Le jour où je quitte le pays je dois tout laisser, n’emportant qu’une valise. ” C’est pour partager ce sentiment de dépossession qu’elle souhaite réaliser ce projet. Les différentes phases représentent le temps qui lui est accordé, le temps rythmé par un compte à rebours.

Acte 1 : « L’emprunt » Exposition d’objets, installation, La Condition Publique à Roubaix, mai 2011
Dans une salle d’exposition, elle a exposé publiquement tous les objets qu’elle possède depuis son arrivée en France il y a cinq ans. Pendant une semaine (la durée de l’exposition), elle a proposé aux visiteurs d’emprunter un objet et de l’utiliser. Elle a donné rendez-vous à plus de cent visiteurs qui ont “adopté” ses affaires, pour se retrouver six mois plus tard (période d’expiration de son titre de séjour temporaire où elle attend une réponse de la part de préfecture) pour qu’ils lui restituent l’objet prêté.

Acte 2: «Toujours être ailleurs, jamais être chez soi» Performances
Alors que le public lui a emprunté tous ses objets, son appartement s’est vidé.
Chaque soir elle part avec sa valise et une adresse pour passer la nuit chez une personne. Le lendemain elle aura une nouvelle adresse indiquée par la personne qui l’a accueillie la veille.

Acte 3 : « Vivre de l’art » Peintures, photos

Pour répondre à l’exigence du chiffre d’affaire imposé, elle a travaillé en tant que professeur de chinois, de calligraphie, de peinture, comédienne, metteur en scène, scénariste, styliste, modèle, animatrice, interprète, retoucheur photo, Zbrusher 3D film d’animation… Lors de l’exposition finale, elle exposera l’ensemble de ses fiches de paye.
Afin de « rendre hommage » à la performance de son voyage d’errance (Acte 2), elle a réalisé une série de photos chez les personnes qui l’ont accueillie. Elle a posé dans le décor des chambres de ses hôtes. L’intention de l’artiste a été de trouver une esthétique à la frontière du reportage et de la mise en scène, ces « reconstitutions du réel » sont à vendre. Cela lui permet de vivre indirectement de ses performances.

Une sélection des photographies est présentée à la galerie Impressions. La totalité des photos sera exposée avec des peintures, installations, vidéos, objets, reprenant les traces de ses performances réalisées durant les six derniers mois , du 3 décembre 2011 au 29 janvier 2012 à Villeneuve-d’Ascq.

Kaixuan Feng a commencé à faire de la peinture à l’âge de 5 ans. Après 4 ans d’études à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts en Chine, elle est venue en France afin d’apprendre l’art contemporain et l’art conceptuel. Dans son travail, elle cherche à créer des passerelles entre l’art et la vie et à atteindre une esthétique relationnelle .

2) « Voyage incrusté », Kaixuan Feng :

Sa réflexion tourne autour de la métaphore entre l’incrustation d’image et l’intégration dans un pays étranger : « m’intégrer dans un pays étranger, c’est incruster ma propre image dans une autre image: modifier, transformer, déplacer, recadrer, sélectionner, inverser, masquer, balancer, contraster, saturer, teinter, colorer, gommer, convertir, filtrer, associer, dissocier, verrouiller, magnétiser, fusionner… ».
En utilisant des images libres de droit qu’elles retravaillent, elle échappe aux contraintes de temps et d’espace. La question posée est alors la suivante : y-a-t-il un pays hors territoire à partir duquel voyager à l’étranger n’a plus de sens ?


3) « Re-birth » Iku Kageyama

La série « re-birth » parle des gens qui vivent leurs vies en suivant des voies différentes, en faisant des choix qui conditionnent leurs prochaines étapes , ils se battent pour se frayer un chemin dans des endroits où ils pourraient bien s’être perdus. Ils réalisent qu’ils peuvent renaître s’ils vont jusqu’au bout de leur combat. Les images renvoient aux sensations passées et présentes de personnages dans un même lieu , qu’ils ont choisis car ces derniers contiennent des souvenirs marquants, voir inoubliables. Et donc, en revisitant ces lieux, les souvenirs reviennent en surface; ils peuvent ainsi ressentir le contraste entre leur passé et leur présent.

« re-birth » is about modern people, who are finding different ways to live their lives. It is about people who are trying to come out of their shells, and take the next step away from their struggles with withdrawal at the important stages of their lives. Even if they do not continue going ahead, they are reborn once they have found their way.
« re-birth » is an internal experience that doesn’t happen before the naked eyes ; therefore, Iku Kageyama tried to express « re-birth » through modern photography.

Iku Kageyama habite Paris et New York. Elle a exposé à Paris, Lyon, Lille, New York, Tokyo et Washington. Iku a publié deux livres « who am I ? » et « Re-birth », en vente à la galerie Impressions.


4) « Calligraphie » de Philippe Timmerman

La photographie est étymologiquement tracé, écriture avec la lumière.
Les corps sont sculptés, écrits par les joies, les souffrances, les blessures, les cicatrices, les rides du temps, les rencontres, la caresse du toucher… L’empreinte du geste confirme que « le plus profond est la peau ».
Faire surgir de l’ombre, des corps, les réécrire, mettre en évidence les rapports de ces corps avec l’écriture, la calligraphie, avec cet ensemble de signes qui renferment les secrets des différentes cultures.
D’autre part, la nature, les éléments du paysage nous offrent de nombreuses évocations anthropomorphes, arbres, galets… aussi le désir de confrontation des visages, des corps avec le végétal, le minéral est fort.
Nous vous invitons à rentrer dans ce jeu de circulation de signes.

Philippe a exposé dans diverses galeries en France ( Paris, Lille, Lyon ) et en Europe , aux transphotographiques et au MOIS OFF de la photo PARIS 2008… Ses tirages sont dans la collection du Centre Régional de la Photographie du Nord Pas de Calais et dans le fonds du centre d’art du bord de la Marne. Dépôt BNF Paris .
Philippe a publié un livre d’artiste « calligraphie » et un livre d’artiste « totem » .

Aziart proposera plusieurs expositions d’art contemporain avec des artistes thailandais à la fin de l’année 2012 sur Lille, Bruxelles et Paris.

ART WITH AN ASIAN FOCUS – AZIART.COM

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Les 10 meilleures ventes en photographie contemporaine

Cette semaine les dix meilleures enchères réalisées par la photographie contemporaine.

Avec un nouveau record à 3,4 m$, Cindy Sherman est désormais l’artiste photographe la plus chère du marché !

Cindy Sherman (1954)

3,4 m$ c’est désormais le nouveau prix record pour une photographie, et c’est l’artiste Cindy Sherman avec la vente de Untitled (1981), issue de la série Centerfolds, alors estimée 1,5 - 2 m$, qui réalise cet exploit. Elle écrase d’un million de dollars son précédent record signé en novembre 2010 chez Phillips de Pury pour Untitled #153, édition de six exemplaires. L’artiste américaine devance désormais le duo britannique GILBERT & GEORGE auteurs de la photographie la plus chère depuis la vente de To her Majesty, 1973 (3,2 m$, juin 2008 chez Christie’s Londres).
Avant ces deux résultats, l’artiste n’avait pas enregistré d’enchère au-delà des 1,85 m$ depuis 2007, année où elle signait son propre record lors de la prestigieuse vente de mai orchestrée par Christie’s New-York avec Untitled No.92 (1981) qui s’arrachait 850 000 $ au dessus de son estimation haute, soit 1,85 m$.

Andreas Gursky (1955)

En mai 2006, le photographe allemand vend pour 2 m$ l’oeuvre 99 cent, (1999). Six mois plus tard, porté par la vague du succès, le diptyque 99 cent II, (2001) s’envole à 2,2 m$ chez Philips de Pury, New-York. Un an plus tard, sur la place de marché londonienne, ce cibachrome part pour plus de 2,9 m$ chez Sotheby’s, le hissant dès lors à la troisième place du palmarès.
En 2008, la photographie Los Angeles, 1998 d’Andreas Gursky vient doper la scène londonienne. Ce cibachrome parti à plus du double de son estimation haute pour 2,5 m$ chez Sotheby’s tient la quatrième place du classement, et la deuxième du podium de l’artiste. Après une année difficile due à la crise (baisse de 51% de son indice des prix) Andréas Gursky renoue en 2010 avec les enchères millionnaires et vend en octobre 2010 la photographie Pyongyang IV, 2007 partie l’équivalent de 1,8m$ chez Sotheby’s, Londres (dixième de ce palmarès).
Andreas Gursky est aujourd’hui l’un des photographes contemporains les plus chers du monde, son produit des ventes a généré en 2010 8,2 m$, réalisé à 97% par le marché anglo-saxon. L’Allemagne, son pays d’origine, disperse 19% de ses oeuvres, dont 78% s’échangent à moins de 10000 $.

Richard Prince (1949)

Trois mois après la vente de 99 cent II, (2001) d’Andreas Gursky, Cowboy (2001) de Richard Prince signait la plus belle enchère photographique de l’année 2007. La photographie grimpait à 2,5 m$ lors de la vente de mai de Christie’s New-York. En novembre 2007, toujours sur le sol New-yorkais, un ektachrome de 254×169 cm de la même série, Cowboy (2001-2002) s’envolait à 3 m$, au double de son estimation, profitant de la flambée de la cote de l’artiste. Grâce à ce Cow-boy détourné de la publicité Malboro sur fond de soleil couchant Richard Prince devenait en 2007, l’auteur de la photographie contemporaine la plus chère du marché déclassant ainsi, à quelques dizaines de milliers de dollars, la photographie phare d’Andreas Gursky 99 cent II.
La photographie est par ailleurs, pour Richard Prince, comme pour Cindy Sherman un marché à deux vitesse; avec une production plus abordable parallèlement aux oeuvres millionnaires. Plusieurs photographies signées Richard Prince s’échangent en salles de ventes pour moins de 7 500 $, notamment les clichés de la série, édités sur vingt-cinq exemplaires, pour les nostalgiques des années 80.

Les enchères, enthousiastes sur le sol américain et londonien, montrent l’engouement des collectionneurs pour la photographie contemporaine, cependant celle-ci n’en est qu’au début de son histoire et ne représente en 2010 que 2% du chiffre d’affaires Fine Art, et 52% du volume de la photographie.

Top 10 : les dix meilleures enchères réalisées par la photographie contemporaine

Rang Artiste Adjudication Oeuvre Vente
1 Cindy SHERMAN $3400000 Untitled (1981) 11/05/2011 (Christie’s NY)
2 Richard PRINCE $3000000 Cowboy (2001-2002) 14/11/2007 (Sotheby’s NY)
3 Andreas GURSKY $2946450 «99 cent II» (2001) 07/02/2007 (Sotheby’s London)
4 Andreas GURSKY $2561520 “Los Angeles” (1998) 27/02/2008 (Sotheby’s London)
5 Richard PRINCE $2500000 Cowboy (2001) 16/05/2007 (Christie’s NY)
6 Cindy SHERMAN $2400000 Untitled #153 (1985) 08/11/2010 (Phillips de Pury & Co NY)
7 Andreas GURSKY $2200000 «99 cent II» (2001) 16/11/2006 (Phillips de Pury & Co NY)
8 Andreas GURSKY $2000000 «99 Cent» (1999) 10/05/2006 (Sotheby’s NY)
9 Cindy SHERMAN $1850000 Untitled No.92 (1981) 16/05/2007 (Christie’s NY)
10 Andreas GURSKY $1840920 Pyongyang IV (2007) 15/10/2010 (Sotheby’s London)

Source © Artprice.com


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Les artistes japonais contemporains, top des ventes

Le vendredi, c’est Top! Un vendredi sur deux, Artprice vous propose un classement d’adjudications par thèmes. Cette semaine : les dix meilleures adjudications réalisées par des artistes japonais.

Les Japonais ont été les principaux acteurs du marché de l’art lors de la précédente bulle spéculative entre 1987 et 1990 (trois des dix plus belles enchères ont été frappées à cette période), investissant sur les plus grands noms de l’art impressionniste et moderne. Aujourd’hui ce sont aussi les artistes qui font parler d’eux dans le monde entier.

Top 10 : les dix meilleures adjudications réalisées par des artistes japonais
Rang Artiste Adjudication Oeuvre Vente
1 Takashi MURAKAMI 13 500 000$ My Lonesome Cowboy (1998) 14/05/2008 (Sotheby’s NY)
2 Takashi MURAKAMI 6 000 000$ Miss ko² (1997) 08/11/2010 (Phillips de Pury & Co NY)
3 Tsuguharu FOUJITA 5 627 907$ Jeune fille dans le parc 16/05/1990 (Christie’s NY)
4 Yayoi KUSAMA 5 100 000$ “No. 2″ (1959) 12/11/2008 (Christie’s NY)
5 Tsuguharu FOUJITA 3 126 688$ Enfants à la poupée 14/11/1989 (Christie’s NY)
6 Takashi MURAKAMI 3 000 000$ Dob in the Strange Forest… 12/11/2008 (Christie’s NY)
7 Yayoi KUSAMA 2 900 000$ No. G.A. White 11/05/2010 (Christie’s NY)
8 Takashi MURAKAMI 2 696 030$ Kaikai Kiki (2005) 14/10/2010 (Christie’s London)
9 Takashi MURAKAMI 2 376 840$ Panda (2003) 03/04/2008 (Phillips de Pury & Co London)
10 Tsuguharu FOUJITA 2 115 113$ Deux soeurs (1959) 16/11/1989 (Sotheby’s NY)

Takashi Murakami
Takashi MURAKAMI est aujourd’hui, et de loin, l’artiste nippon le plus coté du marché. En 2008, avec une enchère record culminant à 13,5 m$ pour My Lonesome Cowboy, Takashi Murakami devient l’artiste japonais le plus cher du marché. Cette sculpture de 2,54 mètres dont il existe quatre exemplaires, représentant l’éjaculation triomphante d’un satyre version manga, partait à plus du triple de son estimation haute (3-4 m$).
Cette même année il signe cinq autres enchères au-delà du million de dollars, dont 3 m$ pour Dob in the Strange Forest (Red Dob) (le 12/11/08 chez Christie’s New York) et l’équivalent de 2,3 m$ (1,2 m£) pour Panda, qui doublait son estimation haute. Le chiffre d’affaires spectaculaire de plus de 30 m$ enregistré en 2008 doit beaucoup à ces trois adjudications (en 2002, son volume d’affaires en salles des ventes dépassait à peine les 802 000 $).
2010 fut aussi une année faste pour l’artiste manga, avec les 2,7 m$ versés pour Kaikai Kiki présentée le 14 octobre par Christie’s, l’œuvre triplait alors sa fourchette d’estimation. Mais la plus belle adjudication de l’année fut attribuée à Miss ko² qui partait pour 6 m$ lors de la vacation organisée par Philippe Ségalot pour Phillips de Pury & Co le 8 novembre 2010.
En pleine exposition à la galerie Gagosian de Londres (25 juin – 5 août 2011), Takashi Murakami a alors déclaré qu’il trouvait ses œuvres trop chères…

Tsuguharu Foujita
Tsuguharu FOUJITA était jusqu’en 2008, l’artiste japonais le plus cher du marché. C’est entre 1989 et 1990 que ses six plus belles enchères ont été frappées, et depuis 1999 pas une enchère n’a dépassé les 950 000 $.
Depuis l’adjudication record le 16 mai 1990 de 5,6 m$ pour Jeune fille dans le parc (Christie’s New York), aucune enchère n’a déclassé ce score. Cette enchère écrase de 2,5 m$ son précédent record frappé 6 mois auparavant pour Enfants à la poupée (3,1 m$, Christie’s New York, 14/11/1989). La troisième meilleure enchère sur le podium de l’artiste revient à Deux Sœurs adjugée 2,1 m$ le 16 novembre 1989 chez Sotheby’s à New York.
L’artiste intéresse les maisons de ventes américaines, françaises, japonaises et anglaises à qui il doit d’ailleurs 93% de son produit des ventes (respectivement 31%, 27%, 20% et 15%).

Yayoi Kusama L’ « ancienne » de l’art contemporain, Yayoi KUSAMA s’octroie les quatrième et septième places du Top. No. 2, toile très représentative du travail obsessionnel de l’artiste, frappée 5,1 m$ le 12 novembre 2008 chez Christie’s New York, demeure le record absolu de l’artiste (quatrième du top). L’autre enchère record de l’artiste culmine à 2,9 m$ pour l’huile sur toile No. G.A. White (11/05/2010, Christie’s New York).
Si 48% des lots sont vendus dans son pays d’origine, c’est aux USA qu’elle réalise 49% de son chiffre d’affaires contre 28% au Japon et 12% au Royaume-Uni.

Source © Artprice.com


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Rencontre de Manit Sriwanichpoom à Bangkok

manit sriwanichpoom à Bangkok

Incontestablement Manit Sriwanichpoom est le photographe thailandais le plus connu en dehors de son pays. Il a été exposé au Centre Pompidou pour l’exposition « Dreamlands » et au Singapore Art Museum dans le cadre du Singapore International Photography Festival en 2010, à la biennale de Venise en 2003. Son exposition « Phenomena and prophecies » se termine aujourd’hui à la galerie G23 de la Srinakharinwirat University de Bangkok dont il est issu.
La série la plus célébre est celle réalisée avec son ami artiste, Sompong Tawee, en costume rose avec son caddie. Elle commence en 1997 peu avant l’éclatement de la bulle financière en Thailande. Manit est un photographe engagé qui a photographié ses amis artistes , Bangkok et les combats de 2010.

Il co-dirige une galerie avec la réalisatrice Ing K. qui se trouve dans une rue adjacente à Silom Road:
Kathmandu Photo Gallery – 87 Soi Pan , Silom Rd, Mardi-Dimanche 11h-19h, Métro BTS Chong Nonsi. Vous pouvez retrouver l’actualité de la galerie et des centres d’art contemporain les plus représentatifs sur BAM ( Bangkok Art Map )

biographie : Bangkok in Black and White 1999Ordinary / Extraordinary 2006 – Phenomena & prophecies 2011

- Manit a participé à une exposition collective “Rupture” présentée au BACC ( Bangkok Art Cultural Center ) en début d’année avec notamment deux autres photographes basés à Bangkok :
Olivier Pin-Fat et Agnes Dherbeys
- 13 tirages couleur de la série “Pink man” de Manit Sriwanichpoom sont en dépôt au FRAC NPDC par la H+F collection.
- Manit interviendra pour la table ronde ” to promote photography in the countries without promotion structures” le mardi 13 Septembre au musée du quai Branly, Paris.


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