Focus sur la Photographie et l’Art contemporain

26.1.2010

L’ Inde d’Elodie Guignard

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La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à l’exposition de Delphine de Pury “La rencontre” et de photographies d’Elodie Guignard “Le village de l’aurore”.

Extrait du communiqué de presse : Le village de l’aurore, photographies d’Elodie GUIGNARD

Le village de l’aurore…
Entre la délicatesse du regard d’Elodie Guignard et la générosité du don que font à son objectif les habitants de ce village hindou, il nous est donné de percevoir la matière subtile du lien qui les unit. Comme un rai de lumière oblique révèle les impondérables, la photographie d’Elodie Guignard nous parle de lien, d’entre deux, de rapports. Elle n’est pas ici un reportage. Elle ne nous démontre rien. Elle nous conduit dans des espaces impalpables. Espaces impalpables qui tout à la fois séparent et unissent les êtres dans leur communauté, qui tout à la fois les tiennent à distance et les relient à la nature où ils ont été proprement fondés à vivre, qui tout à la fois réunissent et mettent en tension la photographe et ses modèles…

Les personnes dans leur communauté
Le village voit le jour en 1980, au Bengale indien, afin d’accueillir des familles hindoues chassées du Bangladesh, récemment créé, par la guerre civile. Son fondateur, Gopal, dans le sillage de la non violence du mahatma Gandhi, rêve d’organiser une société nouvelle. Dans chaque œuvre mais plus encore dans l’étonnante unité artistique de leur chorus, Elodie Guignard laisse percevoir sans discours la coexistence, étonnante pour nous, d’une réussite déjà sereine avec une encore immense précarité. Si la guerre est finie, l’altérité face aux villages voisins demeure tendue ; le village subit régulièrement de graves inondations ; et la mort de Gopal vient d’ôter au village sa tutélaire protection. Tout cela n’empêche pas, autour de l’ashram, la diffusion d’une philosophie tolérante, la mise en œuvre patiente d’une agriculture efficace, la contagion des joies et des fêtes partagées. Autre troublant paradoxe, les photographies révèlent des hommes, des femmes, des adultes et des enfants extrêmement présents en tant qu’individus dans une communauté pourtant très constituée.

Des êtres au monde
Dans le droit fil de son œuvre, Elodie Guignard construit ses images indiennes de résonances entre les corps humains et la nature qui les entoure. De l’opulence verte du Bengale, elle met en lumière certains signes. De ses modèles, elle souligne la légèreté d’une main, la détermination dans un regard ou le déséquilibre d’une posture. Entre les uns et les autres des vêtements, des sols, des murs, des animaux familiers intercèdent en accord avec l’esprit et l’économie des lieux ; ils sont le plus souvent extraits par les hommes de la nature locale – coton, teintures, terre, bambou. Dans chaque image, sans démonstration mais avec une précision qui étonne, Elodie Guignard tisse un réseau subtil de correspondances entre couleurs, entre textures, entre formes. Elle peut ici composer sans trop d’artifice dans le contexte réel du village car plus qu’ailleurs, dans ce Bengale très peuplé, la nature est pétrie d’humain et l’humain soigné de nature.

Photographies par initiation
Ces œuvres ne sont pas des clichés volés. Pas même des prises de vue acceptées par autorisation locale. La plupart ont été réalisées avec la complicité active de modèles. Ces modèles, Elodie Guignard les connaît, et elle leur est connue. L’appareil est visible, le projet explicite, le cliché accepté en liberté. Les modèles adoptent l’étrange idée de poser hors du cadre officiel du portrait ; Elodie Guignard les amène à son projet tout en respectant leurs valeurs, leurs pudeurs, leurs lieux. Le geste photographique est ici un échange de dons, accomplissement de rencontres renouvelées, de compréhensions progressives, d’attachement réciproque. Elodie Guignard a pour cela été acceptée, présentée, puis initiée par Gopal. Les images qui nous sont données sont en elles-mêmes un entre-deux-mondes, produites par une double intention de découverte. Découvrir, c’est aussi se découvrir. Se découvrir, c’est aussi se désarmer. « Le village de l’aurore, photographies d’Elodie Guignard » témoigne de la double sensibilité d’une communauté de réfugiés hindous et d’une jeune artiste bretonne. Chacun saura percevoir aussi, dans les images, le moment de rencontre de la puissante détermination qui permet à chacune d’être là.

Yvon Le Caro, géographe, 29 novembre 2008

Elodie Guignard intègre l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles en 2001, et obtient son diplôme en Juin 2004, avec les félicitations du jury.
Elle vit et travaille à Rennes et développe une recherche autour de l’humain, du corps et de la relation au territoire, à la nature.

Vernissage le jeudi 28 janvier à partir de 19 heures
Exposition du jeudi 28 janvier au samedi 27 février 2010.

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

25.1.2010

Megumi Ohguri sur photographie.com

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Alors que Megumi a décroché son exposition samedi 23 Janvier à la galerie Impressions, elle présente sa série “paysage d’une fenêtre” sur le webzine “photographie.com”. Elle partage l’affiche avec Hal qui avait été présenté avec Megumi lors de la vente aux enchères Gaiia en 2009.

Une sélection de photographies de Megumi Ohguri sur Aziart Artprice


22.1.2010

Japon Kaleidoscope de Valérie Douniaux

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valerie douniaux copyright

Valérie Douniaux nous propose un reportage photographique sur le Japon qu’elle aime et où elle se rend régulièrement. Elle a commencé par photographier un Japon quotidien et architectural à la lumière du jour. Voici donc sa première exposition très prometteuse avec de belles compositions sur le thème du pays du soleil levant, nul doute qu’elle saura encore nous étonner avec une série plus personnelle sur l’identité nippone.

Extrait du communiqué de presse :
L’univers très graphique des villes japonaises délivre, au premier abord, une multitude d’informations, difficiles à trier. Cependant, petit à petit, l’oeil apprend à isoler les détails au milieu du foisonnement ambiant, à découvrir la beauté là où on ne l’attend pas. Non pas une beauté monumentale, mais perpétuellement changeante, fondée sur des ruptures rythmiques entre apaisement et énergie, immobilité et mouvement. Le charme du quotidien se révèle : la personnalité des habitants, l’activité intense, la vie de quartier, les couleurs, parfums … ; une fusion de mondes variés, traditionnels ou post-modernes, s’imbriquant sans heurts.
Valérie Douniaux, fondatrice de Japon-Création, se consacre aux échanges artistiques et culturels entre la France et le Japon, où elle séjourne régulièrement. Avec cette exposition, elle souhaite offrir, par petites touches, une vision loin de tout effet spectaculaire et témoigner de l’harmonie qui se dégage du chaos urbain japonais ; tout comme, à travers un kaléidoscope, se forment d’infinies combinaisons d’éléments distincts, soumis aux lois de l’impermanence et trouvant ainsi une unité inattendue dans un renouvellement continu.

exposition visible jusqu’au 13 février à la Galerie Nadar, Médiathèque Municipale André Malraux, 26 Rue Famelart, 59200 Tourcoing.
Tél : 03 59 63 42 50. Exposition visible le mardi et le vendredi de 13h à 18h30, le mercredi et le jeudi de 10h à 18h30 et le samedi de 10h à 17h30.

La galerie Nadar avec l’association Heliophoto a présenté beaucoup de photographes exposant aux rencontres internationales de la photographie à Arles. Helio a ainsi exposé deux expositions de Xavier Lambours dont la merveilleuse exposition “Japon, Gaijin Story”.

11.1.2010

Prix photo Higashikawa 2009 東川賞

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En 1985, la ville Higashikawa se déclare « ville de la photographie », ( 写真の町,shashin no machi ), et développe des actions en faveur de la promotion de la photographie ( festival photographique international , prix Higashikawa ).
Pourtant Higashigawa était une petite ville perdue au centre d’Hokkaido avec moins de 8000 habitants, très loin de la mégalopole culturelle japonaise. Un prix est décerné à un photographe étranger, un deuxième à un photographe japonais, un troisième à un nouveau talent et un prix spécial pour un photographe d’Hokkaido.
Aujourd’hui c’est un prix qui a récompensé des photographes majeurs japonais comme Shoji Ueda, Eikoh Hosoe, Hiroshi Sugimoto, Kikuji Kawada, et qui a confirmé des photographes comme Risaku Suzuki, Kunie Sugiura, Asako Narahashi, Tomoko Sawada ….

En 2009, ce sont la photographe australienne Anne Ferran,le photographe japonais Toshio Shibata, le jeune Naoki Ishikawa et Tsuyugutchi Keizi qui sont récompensés.

Le nouveau talent est le photographe Naoki Ishikawa et son site est une très belle invitation au voyage.
Vous pouvez aussi découvrir Naoki Ishikawa à la maison de la culture du Japon à Paris jusqu’au 23 Janvier 2010.

Les lauréats du prix Higashikawa 2009 ( japonais )

Les lauréats du prix Higashikawa 2008 ( anglais )

Les lauréats du prix Higashikawa de 1985 à 2008


10.1.2010

Signature du livre “Portraits” de Patrick Rimond

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Portraits Patrick Rimond1 picture bookcopyright patrick rimondEdition limitée à 25 exemplaires avec 1 photo

Le 16 janvier 2010, Patrick dédicace son livre “Portraits” à 17 heures et propose une version 1 picture book avec un tirage à 25 ex. signé ( 2 visuels disponibles ).
Cette signature a lieu pendant l’exposition de photographies “JAPON” de Megumi Ohguri, Philippe Timmerman et Patrick Rimond Jusqu’au 20 Janvier 2010.

Galerie Impressions 98 rue quincampoix 75003 PARIS - à deux pas du centre pompidou - métro Etienne Marcel ou Rambuteau.
Galerie ouverte le mercredi de 18 h à 21 h et le samedi de 14 h à 20 h.

Extrait du communiqué de presse:
“PORTRAITS”, monograph published by Presses de L’ENSTA, 64p, hard cover, 2009

Patrick Rimond nous convie à des rencontres dans un face à face d’une grande nudité sociale où le sujet se livre sans fard. Le regard amené dans le présent donne toute sa force à ses portraits. C’est sur la base du volontariat que 30 personnes ont tenté l’expérience du portrait.

Proposition

Proposer une expérience.
Celle de se retrouver seul face à un autre être humain
et de se regarder droit dans les yeux.
Celle d’être face à un photographe
et de se poser la question de son propre soi.
La consigne est de ne pas sourire, d’être présent de tout son être
et de regarder avec toute l’attention dont on est capable.
Ce livre n’a aucun propos documentaire, les gens qui tentent le portrait
sont volontaires, aucune sélection n’est opérée.
Chacun vient avec sa motivation.
PORTRAITS est la transcription photographique de rencontres
avec une trentaine de personnes de l’ENSTA ParisTech
et une évocation du lieu qui les rassemble.

Statement

Suggest an experiment.
To face another human being
and look straight into each other’s eyes.
To be in front of a photographer
and to reflect on one’s own self.
The instructions were not to smile, be present with one’s entire self
and look into the camera with as much attention as possible.
This book has no documentary purpose. The people who are portrayed
were volunteers. No selection was done.
Everyone joined by their own motivation.
PORTRAITS is the photographic transcription of encounters
with thirty people from the ENSTA ParisTech school
and an evocation of the place gathering them.

Les photographies ( coffret édition limitée originale ) et le livre de Patrick Rimond à Aziart


9.1.2010

2009 : rencontre avec Daido Moriyama

Enregistré dans : Editions — admin @ 20:46

Daido Moriyama à Tokyo Ginzadaidosign.jpg

L’une des rencontres majeures en 2009 fut celle avec Daido Moriyama, figure majeure de l’art contemporain japonais et de l’édition photographique japonaise.

Daidō Moriyama ( 森山大道 )

né en 1938 à Ikeda, près d’Osaka.

Daido Moriyama est un artiste qui s’intéresse d’abord à la peinture avant de se tourner définitivement vers la photographie à l’âge de vingt-et-un ans.

Il est essentiellement autodidacte mais a suivi des stages avec Takeji Iwamiya et avec Eikoh Hosoe, l’un des fondateurs de l’agence Vivo. Il assiste Hosoe dans la réalisation d’ Ordeal by Roses avec Yukio Mishima.

En 1967, il reçoit le Prix du Jeune Photographe décerné par l’Association des Critiques de Photographie Japonaise. Il photographie beaucoup Shinjuku et publie «Nippon gekijo shashincho – Japan : a photo theater » en 1968, son premier livre . Il rejoint le collectif à l’origine du magazine « provoke » ( pour « provocateur d’idées » ) : Koji Taki, Yutaka Takanashi , Takuma Nakahira et Takahiko Okada. Ce groupe s’oppose radicalement au réalisme conventionnel par la réalisation d’images floues, contrastées, granuleuses, incertaines. ( En 2001, Steidl rééditera 6 magazines Provoke avec “The Japanese box”).

En 1972, il publie The Hunter et Bye Bye Photography Dear, deux recueils où la photographie apparaît davantage comme éléments de moments de la vie et témoignages d’expérience personnelle.

Dans les années 70, Daido Moriyama participe à quelques expositions collectives majeures: « New Japanese Photography » au Musée d’art moderne de New York ( 1974) , « Neue Fotographie aus Japan » au musée de Graz (1976) et « Japan, a self-portrait » ICP New York (1979).

En Europe, c’est dans le cadre de l’exposition Black Sun - The Eyes of Four , présentée en 1985 au Museum of Contemporary Art d’Oxford, que son œuvre se fait connaître.

Dans les années 80 , ce sont essentiellement deux publications Hikari to Kage ( light and shadow ) et Nakaji e no tabi ( a journey to Nakaji ) qui sont remarquées.

Depuis, Daido Moriyama réalise un grand nombre de rééditions de livres souvent dans un nouveau format, avec une nouvelle mise en page et un nouveau cadrage. Il est vrai que ses livres les plus recherchés atteignent le prix de plusieurs milliers d’euros dans un état excellent et se trouvent inaccessibles pour beaucoup d’entre nous.

Il a collaboré avec la maison d ‘édition « Hysteric Glamour » en 1993 et a participé au mythe et à la notoriété de cette petite maison d’édition remarquable par la qualité de ses productions.

A noter le livre « memories of dog » (2004) où Daido Moriyama se livre longuement en anglais, le livre « Hawai » (2007) , les livres « Hokkaido » et « Northern » (2009) pour les plus récentes publications originales et les plus remarquables.

Site officiel en japonais et anglais.

Livres de Daido Moriyama à Aziart


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7.1.2010

“Calligraphie” Philippe Timmerman

Enregistré dans : Impressions expos, Expositions — admin @ 17:33

série calligraphie

La photographie est étymologiquement tracé, écriture avec la lumière.
Les corps sont sculptés, écrits par les joies, les souffrances, les blessures, les cicatrices, les rides du temps, les rencontres, la caresse du toucher…
L’empreinte du geste confirme que « le plus profond est la peau ».
Faire surgir de l’ombre, des corps, les réécrire, mettre en évidence les rapports de ces corps avec l’écriture, la calligraphie,
avec cet ensemble de signes qui renferment les secrets de différentes cultures.
D’autre part, la nature, les éléments du paysage nous offrent de nombreuses évocations anthropomorphes, arbres, galets… aussi le désir de confrontation des visages ou des corps avec le végétal ou le minéral est fort. Nous vous invitons à rentrer dans ce jeu de circulation de signes.

Philippe Timmerman : collection publique Centre Régional de la Photographie( NPDC), FCBAM, Mois OFF de la photo Paris 2008

3 Jours en Janvier pour découvrir la série noir et blanc et une nouvelle série en couleur : les 13, 16 et 20 Janvier

20 Janvier : vernissage - décrochage en présence des artistes à partir de 18h30

Galerie Impressions 98 rue quincampoix 75003 PARIS - à deux pas du centre pompidou - métro Etienne Marcel ou Rambuteau.
Galerie ouverte le mercredi de 18 h à 21 h et le samedi de 14 h à 20 h.

Une sélection de photographies de Philippe Timmerman sur Aziart


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