Focus sur la Photographie et l’Art contemporain

8.11.2011

Éloge du présent, un Japon sans détour, Patrick Rimond

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copyright patrick rimond
Rétrospective de la période japonaise du photographe Patrick Rimond, né en 1968 à Valenciennes. L’exposition présente quatre séries d’images, mélangeant portraits, portraits de rue et paysages urbains. Ces cinquante photographies ont été réalisées à Osaka où l’artiste a vécu de 1997 à 2005.
À l’opposé des images stéréotypées du Japon, Patrick Rimond produit une photographie qui n’est ni documentaire, ni anecdotique. Sa photographie est efficace, c’est toujours une rencontre franche et en prise directe avec le réel et qui est dans le même temps apaisée. Un portrait les yeux dans les yeux, un paysage devant lequel on ne s’échappe pas.
C’est une œuvre de présence et qui se situe volontairement hors du temps qui passe. La photographie de Patrick Rimond se caractérise aussi par des compositions impeccables et un remarquable travail de la couleur.

Regard sur Soi (1997-1999) est un ensemble de tableaux urbains aux couleurs intenses. Si ces photographies représentaient des jardins zen, les lampes, les palissades, les plantes et les sacs en plastiques en seraient les pierres.

be-ing(sens-* (1998-2002) est une série de portraits au naturel de jeunes japonais réalisés dans une grande proximité physique et présentant des regards francs et nets. * écrit sans majuscule

Empire Urbain (2002-2004) célèbre l’élévation urbaine par la composition de larges ensembles géométriques faits de métal et de béton. Escaliers, autoroutes suspendues et immeubles aux couleurs grises, vertes et bleutées construisent dans cette série.

Urban beings (2004) est une série de rencontres éphémères réalisée dans un quartier branché d’Osaka où les sujets ont en commun d’être assis dans la rue et de nous regarder dans les yeux. On y lit la curiosité, la séduction mais aussi de la gêne ou du défi, on y observe des sourires et parfois un simple don de soi…

VERNISSAGE
jeudi 17 novembre de 18h30 à minuit

EXPOSITION
du 18 au 27 novembre de 14h à 19h

Espace Aliés Guinard
22 boulevard de Vanves, 92320 Chatillon
Tel. 06 63 81 50 34 / contact@espace-aliesguinard.com

Rinko Kawauchi chez Ilan Engel à Paris jusqu’au 23 Décembre !

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rinko21.jpg

Nouvelle exposition de Rinko Kawauchi avec des photographies extraites de son dernier livre “Illuminance”, dans le même lieu qu’il y a 3 ans pour son exposition “Utatane” , au 1er étage.

Ilan Engel Gallery
77 rue des archives
75003 PARIS

en partenariat avec la galerie Priska Pasquer, Cologne.

Derniers jours pour le festival photoquai à Paris

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photo de Chao-liang shen au bord du quai

3ième biennale au bord de la seine, avec un choix éclectique de photographes et toujours de belles découvertes, un vrai coup de coeur pour les photographes Minstrel Kuik, Chao-Liang Shen et Lek Kiatsirikajorn cette année , les installations sont visibles jusqu’au 11 Novembre !

photoquai

30.10.2011

Carte Blanche à Aziart à la galerie Impressions du 2 novembre au 3 décembre

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re-birth copyright iku kageyamacopyright kaixuan feng

Galerie Librairie Impressions - 98 rue quincampoix - 75003 PARIS - métro rambuteau
ouvert le mercredi de 18 à 21 heures et le samedi de 14 à 20 heures.
vernissage le jeudi 3 Novembre à 19 heures.

1) « Carnet d’adresses », Kaixuan Feng:

Chaque année, le 26 Octobre, l’artiste chinoise Kaixuan Feng renouvelle son titre de séjour.
En 2010, une fois son diplôme obtenu, le renouvellement de ses papiers se fait plus difficile. Grâce aux actions d’un comité de soutien, elle continue de vivre et travailler en France sous réserve d’exercer une profession libérale générant un chiffre d’affaire de 16 125 € par an.
Cette situation a inspiré ce projet. Lorsque l’on vit dans un pays étranger, on y est installé de façon temporaire. Ces circonstances génèrent une impression d’inconstance voire d’errance. ” Les objets que j’utilise chaque jour ne m’appartiennent pas réellement. C’est comme si tout ce qui m’entoure était emprunté. Le jour où je quitte le pays je dois tout laisser, n’emportant qu’une valise. ” C’est pour partager ce sentiment de dépossession qu’elle souhaite réaliser ce projet. Les différentes phases représentent le temps qui lui est accordé, le temps rythmé par un compte à rebours.

Acte 1 : « L’emprunt » Exposition d’objets, installation, La Condition Publique à Roubaix, mai 2011
Dans une salle d’exposition, elle a exposé publiquement tous les objets qu’elle possède depuis son arrivée en France il y a cinq ans. Pendant une semaine (la durée de l’exposition), elle a proposé aux visiteurs d’emprunter un objet et de l’utiliser. Elle a donné rendez-vous à plus de cent visiteurs qui ont “adopté” ses affaires, pour se retrouver six mois plus tard (période d’expiration de son titre de séjour temporaire où elle attend une réponse de la part de préfecture) pour qu’ils lui restituent l’objet prêté.

Acte 2: «Toujours être ailleurs, jamais être chez soi» Performances
Alors que le public lui a emprunté tous ses objets, son appartement s’est vidé.
Chaque soir elle part avec sa valise et une adresse pour passer la nuit chez une personne. Le lendemain elle aura une nouvelle adresse indiquée par la personne qui l’a accueillie la veille.

Acte 3 : « Vivre de l’art » Peintures, photos

Pour répondre à l’exigence du chiffre d’affaire imposé, elle a travaillé en tant que professeur de chinois, de calligraphie, de peinture, comédienne, metteur en scène, scénariste, styliste, modèle, animatrice, interprète, retoucheur photo, Zbrusher 3D film d’animation… Lors de l’exposition finale, elle exposera l’ensemble de ses fiches de paye.
Afin de « rendre hommage » à la performance de son voyage d’errance (Acte 2), elle a réalisé une série de photos chez les personnes qui l’ont accueillie. Elle a posé dans le décor des chambres de ses hôtes. L’intention de l’artiste a été de trouver une esthétique à la frontière du reportage et de la mise en scène, ces « reconstitutions du réel » sont à vendre. Cela lui permet de vivre indirectement de ses performances.

Une sélection des photographies est présentée à la galerie Impressions. La totalité des photos sera exposée avec des peintures, installations, vidéos, objets, reprenant les traces de ses performances réalisées durant les six derniers mois , du 3 décembre 2011 au 29 janvier 2012 à Villeneuve-d’Ascq.

Kaixuan Feng a commencé à faire de la peinture à l’âge de 5 ans. Après 4 ans d’études à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts en Chine, elle est venue en France afin d’apprendre l’art contemporain et l’art conceptuel. Dans son travail, elle cherche à créer des passerelles entre l’art et la vie et à atteindre une esthétique relationnelle .

2) « Voyage incrusté », Kaixuan Feng :

Sa réflexion tourne autour de la métaphore entre l’incrustation d’image et l’intégration dans un pays étranger : « m’intégrer dans un pays étranger, c’est incruster ma propre image dans une autre image: modifier, transformer, déplacer, recadrer, sélectionner, inverser, masquer, balancer, contraster, saturer, teinter, colorer, gommer, convertir, filtrer, associer, dissocier, verrouiller, magnétiser, fusionner… ».
En utilisant des images libres de droit qu’elles retravaillent, elle échappe aux contraintes de temps et d’espace. La question posée est alors la suivante : y-a-t-il un pays hors territoire à partir duquel voyager à l’étranger n’a plus de sens ?


3) « Re-birth » Iku Kageyama

La série « re-birth » parle des gens qui vivent leurs vies en suivant des voies différentes, en faisant des choix qui conditionnent leurs prochaines étapes , ils se battent pour se frayer un chemin dans des endroits où ils pourraient bien s’être perdus. Ils réalisent qu’ils peuvent renaître s’ils vont jusqu’au bout de leur combat. Les images renvoient aux sensations passées et présentes de personnages dans un même lieu , qu’ils ont choisis car ces derniers contiennent des souvenirs marquants, voir inoubliables. Et donc, en revisitant ces lieux, les souvenirs reviennent en surface; ils peuvent ainsi ressentir le contraste entre leur passé et leur présent.

« re-birth » is about modern people, who are finding different ways to live their lives. It is about people who are trying to come out of their shells, and take the next step away from their struggles with withdrawal at the important stages of their lives. Even if they do not continue going ahead, they are reborn once they have found their way.
« re-birth » is an internal experience that doesn’t happen before the naked eyes ; therefore, Iku Kageyama tried to express « re-birth » through modern photography.

Iku Kageyama habite Paris et New York. Elle a exposé à Paris, Lyon, Lille, New York, Tokyo et Washington. Iku a publié deux livres « who am I ? » et « Re-birth », en vente à la galerie Impressions.


4) « Calligraphie » de Philippe Timmerman

La photographie est étymologiquement tracé, écriture avec la lumière.
Les corps sont sculptés, écrits par les joies, les souffrances, les blessures, les cicatrices, les rides du temps, les rencontres, la caresse du toucher… L’empreinte du geste confirme que « le plus profond est la peau ».
Faire surgir de l’ombre, des corps, les réécrire, mettre en évidence les rapports de ces corps avec l’écriture, la calligraphie, avec cet ensemble de signes qui renferment les secrets des différentes cultures.
D’autre part, la nature, les éléments du paysage nous offrent de nombreuses évocations anthropomorphes, arbres, galets… aussi le désir de confrontation des visages, des corps avec le végétal, le minéral est fort.
Nous vous invitons à rentrer dans ce jeu de circulation de signes.

Philippe a exposé dans diverses galeries en France ( Paris, Lille, Lyon ) et en Europe , aux transphotographiques et au MOIS OFF de la photo PARIS 2008… Ses tirages sont dans la collection du Centre Régional de la Photographie du Nord Pas de Calais et dans le fonds du centre d’art du bord de la Marne. Dépôt BNF Paris .
Philippe a publié un livre d’artiste « calligraphie » et un livre d’artiste « totem » .

Aziart proposera plusieurs expositions d’art contemporain avec des artistes thailandais à la fin de l’année 2012 sur Lille, Bruxelles et Paris.

ART WITH AN ASIAN FOCUS – AZIART.COM

14.6.2010

Bhutan de Kenro Izu à Paris jusqu’en Août

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kenro et yumiko izu à la galerie Marlat

Kenro Izu est venu la semaine passée présenter la série réalisée au Bhutan, exposée au musée Kiyosato et ayant fait l’objet d’une monographie chez Nazraeli Press. Il est venu en compagnie de son épouse, photographe aussi, et dont les oeuvres sont visibles dans les magasins Ralph Lauren.

Kenro Izu réalise lui-même les tirages au platine et regrette que cette technique ne soit plus enseignée à l’ICP de New York.

Si vous passez dans le marais , ne manquez pas cette exposition qui dégage un humanisme, une harmonie et une vraie douceur , avec un support très rare et de subtiles nuances.

bhutan kenro izu copyright

Communiqué de presse par Christophe Lunn de la galerie Marlat pour l’exposition Bhutan : “BHUTAN sacred within”

Les habitants du Bhutan appellent ce lieu le pays du dragon du tonnerre, un animal mythique, monstre composite mi-serpent mi-aigle, qui lie la terre aux cieux. Ce royaume indépendant, situé entre l’Inde et le Tibet, est un des berceaux du Bouddhisme, où la religion s’est développée sans interruption depuis plus de mille ans. Le Bhutan réussi à s’adapter au monde moderne tout en faisant valoir la philosophie d’interdépendance, dont le principe fondamental est que toute forme de vie est interconnectée. Le bonheur et la santé de l’homme dépendent du bien-être, de son environnement et des animaux qui y vivent. Remettant en question la notion de PIB (Produit Intérieur Brut) dont le calcul par les pays occidentaux ne prend pas en compte certains facteurs, comme le bonheur de ses citoyens, le 4ème roi du Bhutan, Jigme Singye Wangchuck, a institué que le GNH (Gross National Happiness - littéralement “bonheur national brut”) serait le baromètre de sa société. Toute action du gouvernement : dépenses publiques , innovation scientifique, etc… doit prendre en compte le bonheur potentiel procuré à son peuple.
Tel un photographe de monuments anciens au XIXème siècle, Kenro Izu a réalisé un pèlerinage dans ce pays indépendant perché dans les hauteurs de l’Himalaya, qui semble vivre dans un autre temps. L’évolution des paysages sacrés aux portraits, auxquels l’artiste s’essaye pour la première fois, nous permet de découvrir à la fois l’environnement et l’intimité d’un peuple dont la dignité humaine est garantie par les lois de son gouvernement.
Izu utilise une chambre Deardorff pour exposer des négatifs faits sur mesure de 35,56 x 50,8 cm (14 x 20 inches). Il réalise lui-même ses tirages sur du papier aquarelle méticuleusement préparé et sur lequel il a soigneusement appliqué au pinceau une émulsion de platine-palladium. Le développement, le rinçage et le séchage complètent un processus qui dure trois jours. La noblesse du tirage platine, sa douceur et sa précision dans la restitution des tonalités de gris, en font un des supports photographiques les plus recherchés et les plus appréciés des collectionneurs et des musées. Grâce à la subtilité des épreuves réalisées par l’artiste, les ombres et la lumière s’entremêlent pour traduire le combat intérieur de l’homme pour la paix de son âme. Izu restitue l’épanouissement de ce peuple, dont la culture, l’identité et l’environnement sont restés intacts.

KENRO IZU
Kenro Izu est né à Osaka, au Japon, en 1949. Il étudie à l’université de Nihon, au collège d’arts à Tokyo de 1969 à 1970. Puis il part à New York. En 1974, il monte le Kenro Izu Studio. Il démarre une carrière de photographe commercial, se spécialisant dans les bijoux et les objets précieux. Lors de sa première visite en Egypte en 1979, il est profondément marqué par les sites sacrés, construits avec des pierres immenses et un sens d’intemporalité. Cette expérience l’a conduit à démarrer la série Sacred Places à travers le monde. En 1983, il découvre la beauté et l’intensité atmosphérique des tirages platine/palladium de Paul Strand. Il décide d’utiliser ce procédé pour documenter sa série de sites sacrés et se procure une chambre Deardorff qui produit des négatifs 35,56 x 50,8 cm (14 x 20 inches). En 1984, lors de son troisième voyage en Egypte avec cette chambre, voyant le résultat des images, il est convaincu qu’il doit réaliser la totalité de ses photographies de cette manière. Il voyage à plusieurs reprises en Angleterre, en Ecosse, en France, au Mexique, au Pérou, au Chili et aux USA pour photographier les sites sacrés. La même année, il utilise sa caméra pour photographier des études de fleurs, titré Still Life. En 1993, il visite le site d’Angkor au Cambodge et est profondément inspiré par le sentiment éphémère ambiant. En même temps il est impressionné par le côté précieux de toutes les formes de vie au milieu des ruines du temple. A partir de son expérience à Angkor, il décide de visiter et photographier d’autres sites sacrés en Asie. Il traverse le Laos, le Vietnam, la Thaïlande, l’Indonésie, l’Inde, la Syrie, la Jordanie, la Birmanie et la Chine. La même année il commence une série de photographies du corps humain. En 1995, lorsqu’il réalise sa série Light Over Ancient Angkor, au Cambodge, il est témoin du nombre d’enfants victimes des mines antipersonnel, ou morts inutilement à cause du manque de soins médicaux ou de la pauvreté du pays. Il décide de créer un hôpital bénévole pour enfants à Siam Reap au Cambodge et de fonder une association à but non-lucratif : Friends Without A Border, à New York. En 1999, le “Angkor Hospital for Children” ouvre ses portes. Depuis, l’hôpital pédiatrique, qui compte 50 lits permanents, a traité et soigné plus de 650,000 cas d’enfants malades. En 1997, il visite pour la première fois les sites sacrés du royaume du Mustang, au Nord du Népal, situé dans les hauteurs de l’Himalaya. Il s’intéresse alors aux sites sacrés de l’Himalaya, qui inclus le Tibet, le
Ladakh (Inde) et le Bhutan. En 2002, il développe une technique de tirage Cyanotype sur platine, qui donne une image riche, ténébreuse et bleue, et restitue la beauté des ombres comme le sanctuaire intérieur d’un être humain. En 2004, il complète une série de ces tirages qu’il expose et réuni dans un ouvrage intitulé BLUE. En 2007, il termine une série intitulée BHUTAN sacred within, son premier travail de portraitiste, inspiré par le peuple du Bhutan, leur altruisme et le concept du “Gross National Happiness” (littéralement : Bohneur National Brut). En 2008, il démarre sa série INDIA sacred within afin de documenter la diversité des peuples, des lieux, de la culture et des religions qui constituent l’esprit de l’Inde.

L’année 2009 marque les trente ans de ses débuts photographiques, depuis sa première visite en Egypte. Le livre 30 Year Retrospective vient d’être publié et sera disponible à la Galerie Thierry Marlat. Les photographies de Kenro Izu sont présentes dans de nombreuses collections
privées et publiques, dont celles du Metropolitan Museum à New York, du Getty Museum à Los Angeles, du Canadian Center for Architecture au Canada ou du Kiyosato Museum of Photographic Arts, au Japon.
Parmi les neuf ouvrages consacrés au photographe, nous citerons ses derniers : BHUTAN sacred within et 30-year Retrospecive, édités par Nazraeli Press. Cette exposition est possible grâce au soutien du KMoPA (Kiyosato Museum of Photographic Arts). Nous tenons à remercier son directeur, Eikoh Hosoe, ainsi que Yuko Yamaji et toute son équipe.

galerie marlat dans le marais
Exposition visible du 10 Juin au 07 Août 2010 à la galerie Marlat , 2 rue de Jarente , 75004 PARIS ( Le marais ), non loin de la Maison Européenne de la photographie , 5 mn à pied du métro St Paul.


artprice

8.5.2010

PS , Exposition de Noé Nguyen et Franck Olivas

Enregistré dans : Impressions expos — admin @ 8:36

frank olivas copyrightweb-ps.jpgnoé n guyen copyright

Communiqué de presse de la galerie Impressions :

« Dans une nature incertaine du corps, du paysage et de l’identité, usant de tous les médiums artistiques possibles et de références
variées, je cherche à construire des espaces de projections ouvertes,des espaces de suppositions, de divagations et de dispersions où toute
narration et tout détournement de situation sont possibles. Aussi je perturbe la conception de la globalisation culturelle et des idéologies
de genre avec l’humour, l’ironie et la dérision.

Se confronter à mes œuvres c’est faire du corps aux corps, du corps aux environnements avec un regard pointu où rien ne peut s’échapper.

L’exposition PS, ce titre fait référence, à la peinture, la performance, la photo, la poésie et à la sculpture. J’interroge notre
identité sociale et culturelle au sein d’une société marquée par la diversité et les différents clivages qui s’opèrent.

Face à notre société contemporaine où l’image est reine et de plus en plus spectaculaire, j’opte à présenter une œuvre photographique tout à
fait classique en noir et blanc entre les rayons de livres ayant pour titre « Play Station » où se veut comme impossibilité de repère
d’espace et mental. Avec l’optimisme, j’ironise : même un homme sans tête peut orchestrer le monde, avec ses mains, comme les formules
toutes faites : « Yes We Can », « Everything Is Possible »…

Au sous-sol, la première partie, une installation intitulée « Partition Spatiale », de divers objets plastiques flottent et cohabitent avec les
photos dans un espace où un pour tous et tous pour un, où je désire synthétiser les liens et les rapports entre les choses, entre les
formes et les couleurs, entre les semblables et les différences… Dans un langage de translations symboliques et antinomiques, avec l’utopie
je cherche à créer et à construire l’Eden de notre monde global et de cohabitation, et, avec l’humour et l’ambigüité je perturbe l’identité
singulière des objets et des corps.

En deuxième partie, j’associe de la photo, de la vidéo et d’une installation sculpturale comme un melting pot artistique ayant pour
titre « Pluie Solaire », qui se lit comme une fresque contemporaine, comme un espace d’union, de dispersion et de propagation… c’est ainsi
que va notre monde et que l’histoire continue avec et sans nous, avec poésie et l’humour où je souhaiterais que chacun puisse trouver sa
place. »

Noé Nguyen

« J’apparais comme un inventeur d’inutile, je m’épanouis dans une science aux lignes inexactes et aux courbes parfaites.

Je considère le corps comme une matière qui réagit avec la lumière, il s’est installé dans l’espace, il a rempli son vide. L’être et la chose,
le contenu et le contenant sensible, je photographie ses désirs de liberté. Et je vous montre un peu de son infinité. Voyez-la grande,
voyez-la petite. Approchez-vous, éloignez-vous. Ouvrez grand les yeux, fermez les aussi.
Mon regard a prélevé des portions chimériques pour en fabriquer d’autres en respectant la symétrie axiale comme la vie dans son début.
J’ai provoqué des réactions esthétiques des corps sur eux même, ils sont devenus la note unique et variable à l’infini d’une mélodie
particulière. Comme l’harmonie née de l’équilibre du mouvement et de l’immobile, mes images en s’associant les unes aux autres jouent une
partition silencieuse. C’est un moyen d’expression rituelle, un détournement de l’image du corps qui l’exalte spontanément, et signe la
victoire de l’esprit, non pas sur le corps qui est devenu son allié, mais sur lui-même.

Ainsi dématérialisé, il est donné au corps la possibilité de se faire aussi oublier, et de voir apparaître sa valeur d’essentiel. Comme on
oublie le sens des mots pour s’approcher de la vérité. »
Franck Olivas

Exposition du jeudi 6 mai au samedi 5 juin 2010

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04 - Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

8.4.2010

“Thangka et Lumbini - Bouddhisme au Népal” & photographies de Jean-Marc Besacier

Enregistré dans : Impressions expos — admin @ 8:38

Thangka et Lumbini

Thangka et Lumbini – Bouddhisme au Népal - Thangka de Janam Lama – Photographies de Jean-Marc Besacier

L’Alliance de Protection du Patrimoine Culturel Asiatique, fondée il y a deux ans, partage ses bureaux entre Paris et Shanghai. Soutenant
divers projets lié au bouddhisme, à sa diffusion, son histoire, hier et aujourd’hui, l’Alliance est ici présentée à travers deux actions
développées au Népal : le lancement des recherches de l’association ATELAB Paris La Villette et le soutien du Dolma Thangka Art Centre,
école fondée par Janam Lama. ATELAB a réalisé ses premiers travaux d’études sur les sites bouddhiques de la région de Lumbini, lieu de naissance de Bouddha, au Népal, du 7 au 25 septembre 2009. Ce projet s’étalera sur trois à quatre années consécutives, la visite de cinq architectes étant organisée sur place tous les ans.
Les objectifs de cette première mission étaient la prospection globale des sites, ainsi que l’observation rapprochée de Gothihawa et Ramagram,
analysant les caractéristiques essentielles des sites de Lumbini en lien avec le contenu spirituel des lieux, étude accompagnée d’une
compréhension culturelle, philosophique et religieuse adéquate. Cet examen étant aussi particulièrement attentif à l’utilisation actuelle
des lieux. Les participants de cette mission se sont questionnés sur le patrimoine des villages, leur culture et la nature environnante, rivières, forêts et montagnes, ainsi qu’à leurs différents symboles spirituels. Ils ont réfléchi sur la maîtrise et le renouvellement des arbres, sur la
gestion de l’eau, de l’agriculture, pour une amélioration de l’habitation. Leurs recherches veulent maintenir et tirer avantage du
lien et de la structure sociale pour le développement et « l’écologie du patrimoine ».

Un rapport détaillé de cette mission sera remis à l’Alliance et à l’UNESCO, ATELAB y exposant quelles lignes qui pourraient être suivies
pour que Lumbini soit protégé et conserve tout son sens. Lors de la première visite, le photographe Jean-Marc Besacier a accompagné l’équipe d’architectes.
Le Dolma Thangka Art Centre tient son nom de Dolma, ou Green Tara, l’une des 21 formes de Tara, bodhisattva qui officie pour la
bienveillance des êtres. Crée en 2001, près du Swayambhunath, le « Temple des Singes », ce centre était trop petit et mal situé : il
était nécessaire que Janam Lama, son fondateur, dispose d’un centre plus grand avec une structure plus adaptée et plus saine, afin
d’enseigner et d’œuvrer dans des conditions optimales. Le Dolma Thangka Art Centre accueille aujourd’hui une quinzaine
d’élèves apprentis âgés de 15 à 21 ans. Travaillant au rythme de 6 jours par semaine, les apprentis reçoivent un salaire allant de 5000 à
7000 NPR par mois selon leurs niveaux d’étude, ce qui représente un salaire moyen au Népal. Pour Janam Lama, si le centre a la vocation de
transmettre l’art du Thangka, il est aussi un lieu pour les plus désavantagés désirant recevoir un enseignement artistique et bouddhique
leur permettant d’acquérir une solide expérience, en vue d’une autonomie professionnelle.

Janam Lama a étudié la peinture à Bodnath, dans l’un des principaux sanctuaires bouddhistes de la vallée de Kathmandou, lui commandant
aujourd’hui des peintures à l’or. Janam Lama est aussi sollicité pour réaliser des fresques pour différents monastères de la vallée. Il
poursuit l’étude de l’art du Thangka en se rendant une fois par mois à Bhaktapur, avec le désir de maîtriser la peinture traditionnelle
bouddhique. Janam Lama dispense un enseignement de qualité et produit des Thangka d’excellentes factures. Devant les difficultés auxquelles il devait faire face, Janam Lama méritait tout le soutien de l’Alliance pour ses talents indéniables.

Vernissage le jeudi 8 avril 2010 à partir de 19 heures.

Autre rendez-vous :

La librairie galerie Impressions aura le plaisir d’accueillir le samedi 10 avril 2010, à 18 heures, M. Basanta Bidari, Chef du département d’Archéologie de Lumbini Development Trust, Lumbini, Népal. Lors de cette rencontre, intitulée :“Sacred Garden of Lumbini, birthplace of the Lord Buddha, an archaeological context”, M. Bidari présentera les recherches archéologiques menées à Lumbini, lieu de naissance de Bouddha. Cet événement sera à suivre en anglais.

Exposition du jeudi 8 avril au samedi 1er mai 2010.

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04- Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

26.3.2010

Rencontre avec Georges Voisset autour des pantuns et autres poèmes d’amour

Enregistré dans : Impressions expos — admin @ 12:05

pantoun et autre poèmes d’amour

L’association  Pasar Malam, Collection du Banian, vient de publier Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour de Georges Voisset , postface par Claude Hagège

Ouvrir cette collection par un recueil de pantouns indonésiens et malais présentés par Georges Voisset a plusieurs motivations. D’abord,
l’ambition de celle-ci est de contribuer à une meilleure visibilité, en français, de ces grandes littératures variées qu’abrite l’Archipel
indonésien, et il n’a pas paru déraisonnable de commencer avec un genre qui est, indiscutablement, le fleuron de cet univers de poésie : le
pantun (pantoun). D’autant que ce genre se prête particulièrement bien à l’inauguration d’un ouvrage bilingue. C’est chose si rare !
Toutefois, ce recueil est loin d’être une simple compilation de pantouns. A travers une sélection de quelque cent cinquante poèmes,
l’auteur propose une véritable promenade commentée dans plusieurs mondes qui s’entrecroisent : le monde de l’Archipel d’antan, bien sûr,
sa poésie exotique, et notamment érotique, en premier lieu. Car l’Amour est le grand thème qui traverse ces pages. Mais tout autour, de
nombreuses ‘sonorités’ se font écho, qui donnent à cette « collection » de petits quatrains une profondeur toute nouvelle : on découvre  ainsi
des textes dans leurs versions chinoise, polonaise, kiswahili, bretonne. Leur élan poétique a permis cela. Et encore, d’autres formes
poétiques plus ou moins similaires, en résonance  – arménienne, vietnamienne, tamoule. Enfin, nombre de grands noms de la poésie des
quatre coins de la planète – et d’autres  moins fameux – reflètent ces parcours : de Jaufré Rudel à Omar Khayam, de Tiruvalluvar à Nerval, de
Rabearivelo à W.S. Auden, de Bilhana à Hugo…

Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour, Georges Voisset,
18 euros , Dépôt légal 1er trimestre 2010

Rencontre le samedi 27 mars 2010 entre 16 heures et 18 heures

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Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

25.3.2010

Noir Vertical « mégapolitain » de Jean Christophe Béchet ( Paris )

Enregistré dans : Expositions, Editions — admin @ 12:04

japon noir vertical copyright jean christophe béchet

Jean Christophe Béchet expose ses tirages argentiques extraits de son premier carnet, « Noir Vertical » paru en 2009, où il présentait principalement son thème de prédilection, « la ville », en 25 points du globe.
Ces 39 photographies étaient fort bien imprimées sur un papier Gardapat de 150g mais rien ne vaut les originaux argentiques réalisés par l’auteur lui-même dans le format 40 x 50 cms que l’on découvre dans un espace au carré.

« La séquence d’images rassemblées ici a été constituée pour la réalisation du livre « Noir Vertical ». L’enjeu est de faire dialoguer des images prises dans des lieux et des situations fort différente : Paris, Bénarès, Concarneau, Madrid, Lisbonne, Valparaiso, Bruxelles, Prague, les déserts du Sahara ou de l’Atacama…

Toutes ces ambiances sont ici réunies dans une communauté de sensations, de lignes, de contrastes et d’errance visuelle. Et c’est grâce à l’alchimie du grain d’argent photographique que ces vues cohabitent de façon harmonieuse et poétique, offrant une vision du monde crépusculaire, mais jamais nostalgique ni désabusée. La question en photographie n’est pas de reproduire un objet, de décrire un lieu ou d’illustrer un concept, mais d’ouvrir un espace visuel de vagabondage pour l’esprit du spectateur… » Jean-Christophe Béchet

jusqu’au 17 Avril 2010 à la galerie Photo 4
4 rue Bonaparte 75006 Paris
du mardi au samedi de 14 h à 19 h

Métro 10 Mabillon, Métro 1 Palais Royal - Musée du Louvre, Métro 7 Palais Royal - Musée du Louvre, Métro 4 Saint-Germain-des-Prés, Métro 7 Pont Neuf

Les livres signés et photographies de JC Béchet chez Aziart

14.3.2010

Rétrospective de Rinko Kawauchi à Argos ( Bruxelles )

Enregistré dans : Expositions — admin @ 21:38

argos exhibition rinko kawauchi copyright

Il reste 15 jours pour découvrir une très belle rétrospective de Rinko Kawauchi avec des extraits des séries Aila, Utatane, Cui-Cui.
« Transient wonders, everyday bliss- photography, video & slides 2001-2009 » est certainement son exposition la plus importante en Europe depuis son passage à la fondation Cartier à Paris.
On y découvre un bonus , « Utatane 2 », le nouveau travail vidéo de l’artiste.

argos exhibition rinko kawauchi copyright


Argos - Centre for Art & Media

Werfstraat 13 rue du Chantier, 1000 Bruxelles
Belgique
Tél: +32(0)2.2290003
Mercredi -Samedi 14h-19h jusqu’au 27 Mars

Attention même si l’espace est situé près du centre et de la gare du nord ( métro Yser ) , il reste peu annoncé ou balisé dans sa proximité immédiate et il est bon de se munir d’un plan. Prévoir une bonne heure pour la visite et il y a un bar pour discuter entre amis. Entrée : 3 euros.


artprice

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